LYV Jr on novembre 1st, 2016

Où en sommes nous?

Le 19 décembre 2016, aurait pu marquer, en RDC, un rendez-vous historique. La première passation « civilisée » du pouvoir, entre un président sortant et un président entrant, démocratiquement élu.
Il semble évident que ce rendez-vous n’aura pas lieu. Du moins pas à cette date. Reste-t-il encore quelques chances que ce ne soit que partie remise ?
La grande majorité des acteurs politiques, nationaux et étrangers, sont d’accord sur l’idée que des élections crédibles et apaisées ne peuvent plus avoir lieu dans les « délais constitutionnels ». Alors quelle option reste-t-il ?
Ceux-ci semblent d’accord sur un point, une transition, devant mener à des élections. Où se trouvent les divergences ? Principalement sur les institutions qui devront mener cette transition jusqu’aux prochaines élections.
Pour les uns, l’article 70 de la Constitution préconise un « Glissement », à quelques nuances, certains renchérissent « Glissement le plus court possible ». Une autre aile, à mi-chemin, préconise que le Président actuel du Sénat, dirige la transition. Pour l’aile la plus radicale finalement, c’est la mise en place d’un « Régime Spécial », faisant table rase de toutes les institutions existantes.

Une seule partition, des solistes

Unanimes, les protagonistes scandent le devoir de respect de la Constitution.
Pour ne retenir que ces dates, les 19 et 20 septembre 2016, des congolais et congolaises de toute tendance politique, âge et sexe confondues ont payés de leurs vies.
Tous pour le respect de la Constitution, qui semble avoir une signification différente pour chacun des protagonistes.
Au nom du respect de la Constitution, les arrêts de la Cour Constitutionnelle en viennent même à être discuté. Alors que je le rappelle, la Constitution consacre cet organe comme seul habilité à interpréter la loi fondamentale.
N’est-ce pas là une preuve suffisante que la Loi Fondamentale a atteint ses limites pour régler toutes les questions de la vie de notre Pays et de nos institutions ? Faut-il pour autant, jeter le bébé avec l’eau du bain ?
A mon sens, non ! Le sens du combat politique de bon nombre est « conquérir et conserver » le pouvoir, à tout prix pour certains.
Le coût de ce combat est souvent le sang, les destructions, sacrifice généralement consentis par ceux qui ne bénéficient pas du pouvoir : le Peuple, par opposition, aux politiques (majorité comme opposition).

Le terme démocratie (du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, aujourd’hui souvent interprété comme « souveraineté du peuple », combinaison de δῆμος / dêmos, « peuple » et κράτος / krátos, « pouvoir », ou encore kratein, « commander ») désigne le régime politique dans lequel le peuple a le pouvoir.

La Constitution de la RDC, exposé des motifs compris, reprends 41 fois les mots « démocratie » ou « démocratique ». Pourtant, c’est en son nom et pour le bénéfice des dirigeants actuels et/ou prétendants, que le Peuple se meurt.

N’est-ce-pas ironique ?

Une Loi dite « Fondamentale »

En observant le parcours politiques de la plupart des acteurs actuels, il se révèlent une versatilité dramatique. J’invite les lecteurs à découvrir, par eux même, le parcours des Etienne Tshisekedi & Co, Lambert Mende, Moise Katumbi, Thambwe Mwamba, Atundu, Mwando Simba, … Pour ne citer que ceux-là, pour se faire un avis. Les noms choisis, ainsi que la répartition ne vise qu’à montrer « l’équilibre » entre les deux camps.
Difficile de croire aujourd’hui que l’un d’eux peut soutenir, la main sur la bible une quelconque de ces positions affichées.
Au delà du parcours des personnes, je vais ici soulever quelques points des discours qui, à mon sens sont déjà des violations de la Constitution.

De la légitimité

« (…)de mettre en place un nouvel ordre politique, fondé sur une nouvelle Constitution démocratique sur base de laquelle le peuple congolais puisse choisir souverainement ses dirigeants, au terme des élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles. »((Exposé des motifs)).

« La souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections et indirectement par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » ((Titre 1er, Section 2, Art 5)).

« L’initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment:
1. au Président de la République;
2. au Gouvernement après délibération en Conseil des ministres;
3. à chacune des Chambres du Parlement à l’initiative de la moitié de ses membres;
4. à une fraction du peuple congolais, en l’occurrence 100.000 personnes, s’exprimant par une pétition adressée à l’une des deux Chambres. »1.

Cependant, à ce jour, la légitimité semble se définir, soit par des sondages sur les réseaux sociaux, ou encore dans des chancelleries occidentales.
Aujourd’hui, dans un contexte particulier, dû au non épuisement du cycle électoral de 2011, nombreux s’arrogent le titre de représentant du peuple.
Au passage, je m’interroge sur le critère retenu par M. Didier Reynders pour définir l’inclusivité au sein d’un Dialogue National congolais.

De l’exercice du pluralisme politique

La même Constitution de la RDC indique:

« Le pluralisme politique est reconnu en République Démocratique du Congo. Tout Congolais jouissant de ses droits civils et politiques a le droit de créer un parti politique ou de s’affilier à un parti de son choix. Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage, au renforcement de la conscience nationale et à l’éducation civique. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans le respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs. Les partis politiques sont tenus au respect des principes de démocratie pluraliste, d’unité et de souveraineté nationales. Les partis politiques peuvent recevoir de l’État des fonds publics destinés à financer leurs campagnes électorales ou leurs activités, dans les conditions définies par la loi. »2.

Aujourd’hui, le défenseur de la Constitution s’arroge le droit ou incite, à détruire les biens de X ou Y, au motif de son obédience politique, voire même à son apathie politique (partant caillassage des véhicules ne suivant pas un mot d’ordre, jusqu’à des cas plus flagrants de viols et meurtres sur mineurs).
Je me permets ici de rappeler l’Article 7 de notre constitution :

« Nul ne peut instituer, sous quelque forme que ce soit, de parti unique sur tout ou partie du territoire national.
L’institution d’un parti unique constitue une infraction imprescriptible de haute trahison punie par la loi. »

Des institutions

La Constitution de la RDC consacre, pour son organisation un certain nombre d’institutions (Titre III, Chapitre 1er, Article 68) :

  1. Le Président de la République
  2. Le Parlement (Sénat et Assemblée Nationale Réunie)
  3. Le Gouvernement
  4. Les Cours et Tribunaux

A cela s’ajoutent, des institutions d’appui à la Démocratie (Titre V, Chapitre 1er, Article 211 & Chapitre 2, Article 212).

  1. La Commission Nationale Électorale Indépendante
  2. Le Conseil Supérieur de l’audiovisuel et de la Communication

L’analyste régulier de la vie politique congolaise, constatera simplement que toutes, sans exception aucune, des institutions précédemment citées, sont rejetées par ceux ne participant pas au pouvoir.particulièrement de l’aile dite « Opposition radicale », par opposition à l’Opposition, « dite républicaine ».
Typiquement, certains acteurs préfèrent mener le combat « démocratique » dans la rue, au prix de sang et autres destructions, qu’au sein des institutions prévues à cet effet.

 

Le rejet de ces institutions vous dites, prenons un exemple : L’examen du projet de la loi électorale en Janvier 2015. L’opposition, a décider de boycotter le débat à l’Assemblée Nationale.
http://www.radiookapi.net/actualite/2015/01/12/rdc-tension-lassemblee-lors-de-lexamen-du-projet-de-loi-electoral
http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11755:modification-de-la-loi-electorale-la-lecture-du-projet-de-loi-par-evariste-boshab-sous-les-sifflets-des-deputes-de-l-opposition&catid=90:online-depeches&Itemid=472

 

Bon et après, on fait quoi ?

On pourrait continuer cette énumération pendant des heures pour décrire le fossé entre le monde politique et les aspirations annoncées de système démocratique conforme à la Constitution.
Ces constatations me poussent à certaines questions :

  • La Loi fondamentale, du moins sa version actuelle, est-elle adaptée, ou suffisante, pour régir la vie politique, voire simplement la vie de notre nation ?
  • La démocratie, au sens noble du terme, n’est-elle pas en danger, face aux appétits des divers acteurs politiques ?
  • Notre Constitution a-t-elle seulement un défenseur?

Bref, questions auxquelles je donnerais mon avis dans un autre post.

  1. Titre VII, Article 218 []
  2. Titre 1er, Section 2, Article 6 []
LYV Jr on octobre 30th, 2016

Le 30 octobre, dans l’histoire de la RDC:

  1. 1878: Léopold II conclut un accord avec Stanley pour la création de postes au Congo et la négociation de traités avec les chefs locaux, au nom de l’AIA devenu ensuite CEHC (Comité d’études du Haut-Congo).foreman_ali_16_004_640_350_1
  2. 1908: Création du ministère des Colonies, confié à Jules Renkin, (processus de changement de l’état Indépendant du Congo en Congo Belge)
  3. 1974: « Rumble in The Jungle », le célèbre combat en Muhamed Ali et Georges Foreman, à Kinshasa. Dit le Combat du Siècle.
  4. 1996: Bukavu tombe aux mains des Banyamulenge
  5. 2002: Fin du retrait des troupes angolaises, namibiennes et zimbabwéennes, alliées au gouvernement congolais.
  6. 2013: Les FARDC prenent le contrôle de Bunagana, dernière place forte et fief politique des M23

Et 2016, J’écrivais ce post…

LYV Jr on octobre 13th, 2016
  • 1965: Révocation, par Joseph Kasa Vubu, de Moise Tshombe, alors premier ministre de la République du Congo.virus Ebola.png
  • 1976: Le virus Ebola est isolé dans trois laboratoires (USA, Belgique et Grande Bretagne)
  • 1996: Début de la « révoltes des Banyamulenge » à Uvira. Suivi de quelques jours par la formation de l’AFDL.
  • 2001: Ouverture du Dialogue Intercongolais à Addis Abeba. Le sommet échouera par faute d’accord.
  • 2012: Ouverture du XIVème sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie, à Kinshasa.
  • 2015: Koffi Olomide sort l’album 13ème apôtre, à 13h13.

Et… 2016, j’écrivais ce poste.

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LYV Jr on juin 13th, 2016

Lien intéressant: Finding a severe resource hog on your server

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LYV Jr on mai 24th, 2016
# cd /var
# touch swap.img
# chmod 600 swap.img
# dd if=/dev/zero of=/var/swap.img bs=1024k count=1000
# mkswap /var/swap.img
# swapon /var/swap.img
# echo "/var/swap.img none swap sw 0 0" >> /etc/fstab

Details and credit: How To Configure Virtual Memory (Swap File) on a VPS, by DigitalOcean

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