Que les africains cessent de e plaindre de la colonisation.

Cela fait plus d’un demi-siècle que les colonisations en Afrique sont révolues. Et pourtant, nombreux africains justifie le retard du continent sur la colonisation. Il est temps d’arrêter de pleurnicher et de se prendre en charge.

Ce discours est souvent entendu, de la part d’européens, tout comme d’africains eux-mêmes. Parmi ceux-là,  des hommes politiques, des célébrités du petit écran.

Je m’oppose à cet idée pour les raisons suivantes:

La colonisation est elle un fait du passé?

Lorsqu’on parle des faits de l’Egypte antique, l’effet actuel des événements d’alors reste très limité, principalement au secteur du tourisme.

Quant aux colonisations, elles sont, certes, légalement terminées, mais dans les faits, le schéma est tout autre.

Quelques exemples:

Les systèmes éducatif, administratifs, … de nombreux pays est toujours profondément inspiré du modèle hérité de la colonie. Je vous vois venir, vous me direz, c’est notre faute. Ok, passons, mauvais exemple.

Prenons en un autre, le Franc CFA, ou mieux dit le Franc des Colonies Françaises d’Afrique.
Voyez-vous l’agitation que cela crée dans les milieux français, le débat sur la volonté de mettre fin au Franc CFA? Vous avez surement entendu parlé du débat sur la Guinée Equatoriale.

Cela ne vous dit toujours rien?

Ok prenons, un troisième exemple, comment définir la « relation » particulière des gouvernements belges aux affaires congolaises? De l’amour, de l’amitié, du paternalisme? ou plus simplement les reliquats d’une relation de colonisateur et colonisé.

Un petit dernier pour la route, le conflit « France vs Russie » en République Centrafricaine? Nombreux médias occidentaux se plaignent d’une présence de « mercenaires » russes en RCA. Ma question est simple, quel est votre problème? En quelle qualité cela vous dérange?

Je concluerais donc ainsi, la responsabilité des anciens colonisateurs, reste un facteur majeur dans l’évolution des pays aujourd’hui indépendants. Non seulement du fait de l’inertie d’une histoire pas si lointaine (une cinquantaine d’années), mais surtout parce que ses anciens colons sont restés dans la logique de cette relation, de manière active, en intervenant dans les questions relevant de notre souveraineté.

N’essayez pas de nous endormir!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*