Alors que s’achève l’épilogue de cette mascarade, injustement nommée « procès » du sénateur à vie, Son Excellence Joseph Kabila Kabange, je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers ce grand homme d’État.
Je me souviens, comme si c’était hier, de l’abîme de désarroi dans lequel m’avait jeté l’annonce de l’odieux assassinat du Mzee Laurent-Désiré Kabila. À la douleur de voir disparaître un tel guide s’ajoutait une crainte immense : « Que va devenir notre chère patrie ? »

Et soudain, le 18 janvier 2001, surgit cet officier jeune encore, d’une stature déjà imperturbable, en dépit de l’immense tâche qui l’attendait.

Sans hésitation, sans faiblir, il a su déjouer un à un les pièges, franchir les écueils, et ramener notre peuple des ténèbres de l’incertitude aux lueurs de l’espérance. Jusqu’à nous faire entrevoir l’aube tant attendue du décollage de notre nation.
Au prix de décisions qui ont parfois dérouté, notre Congo, alors fracturé, a retrouvé son unité. Notre dette extérieure s’est effacée ; notre économie a connu un renouveau prometteur. Nos systèmes de santé et d’éducation sont sortis de leur léthargie et ont entamé leur renaissance.

Tout cela, sans que l’artisan principal n’élève la moindre plainte. Pourtant, pendant ce long réveil de la nation, lui a enduré les coups, les injures, les calomnies.
Enfin, il a œuvré à la redynamisation de notre jeune démocratie, dotant le pays d’une Constitution, organisant des cycles électoraux successifs qui ont conduit à la première passation pacifique du pouvoir de l’histoire de notre cher Congo.
Nous voici aujourd’hui : ceux-là mêmes qui ont bénéficié de ce lent et patient labeur ont choisi, par-delà l’ingratitude, de noyer le chien en l’accusant de la pire des rages.
Fidèle à sa discipline, à son éducation, à ses principes, Son Excellence Joseph Kabila Kabange est demeuré constant. Serein.
Monsieur le Sénateur à vie, je vous en suis profondément reconnaissant.
Que vive votre « Passion pour le Congo ».

À ceux qui ont monté cette cabale, je ne donne pas une malédiction, mais partage quelques enseignements :
Le feu que vous alliez pour consumer l’esprit, ne fait que préparer la terre pour une nouvelle moisson.
La graine que l’on croit morte sous la cendre attend seulement la saison des pluies.
Ce que vous brûlez en place publique, vous le répandez en cendres fertiles.