Jusqu’ici, tout va bien – S01E04 – Rien qu’une petite caresse

Cette photo fait bien parler d’elle! Il s’agit du Chef de l’Etat de la RDC, Félix Antoine Tshsekedi Tshilombo, @fatshi13 pour les intimes, tout sourire, dans ce qui pourrait ressembler à un moment de complicité, avec M. Paul Kagame.

Le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’aura laissé personne indifférent. D’ailleurs, pour dire vrai, je ne sais même pas sur quoi portait ledit Festival. Et je ne penses pas être le seul.

Certains y sont allés avec un certain trait d’humour, comme on peut le voir ci-dessous. D’une part, Mr @PatrickMurez, d’autre part, Mr @Mwema_Y, Porte Parole de la Présidence, quant même.

Pour d’autres les réactions furent un peu plus épidermiques.

Au final, ce qui sidère est ce soudain retournement. Oui, il n’y a pas si longtemps que cela, l’UDPS avait une chanson fétiche, vous vous en souvenez, n’est-ce pas? Sinon, voici.

Zongisa ye na Rwanda : Chanson fetiche de l’UDPS

Pendant ce temps, certains en font leur affaire…

Jusqu’ici tout va bien – S01E03 – Discours historique

Il est certes, trop tôt pour juger les acteurs de ce nouveau souffle Que connaît la RDC. Ceci n’empêche quelques constats, malheureusement amers.

Une grande majorité, semblaient défendre des idéaux, aujourd’hui se révèlent défenseurs d’individus.

Bouges-toi que je m’y mettes!

« Salle vide »: Sujet inopportun?

SEM Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi

Aujourd’hui, le débat « de la salle vide » est qualifié de débat de bas étage, par cette horde se prévalant de la désignation de « talibans ».
Nul besoin de rappeler, les nombreux appels à l’interprétation de ce phénomène, classique, lorsque leur ennemi d’hier s’y trouvait.

:

Mais, passons, ce détail insignifiant.

Et sur le fond?

Sidérantes les réations! Le discours serait historique! Dans quelle livre d’histoire?
Son histoire personnelle, celle de la RD Congo, celle de l’Organisation des Nations Unies, ou en celle de l’Humanité?

Parcourons le fameux discours.

Sur la représentativité de l’Afrique au sein de l’organisation.

Il n’est pas juste en effet que l’Afrique demeure la seule région du monde
sans représentation permanente au sein du Conseil de Sécurité, alors que
l’essentiel des enjeux démographiques, sociaux et environnementaux de la
planète sont intrinsèquement liés à notre continent. Nous voulons une
configuration du Conseil de Sécurité juste et équitable, plus représentative
des peuples du monde dans leur diversité et comptable de ses actes.

SEM Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi, 26 septembre,
74e Assemblée Générale des Nations Unies

Compte tenu des changements multiformes constatés depuis de nombreuses années, au nom de l’équité mise aujourd’hui en exergue dans le cadre de nos présentes assises, l’Afrique souhaite mieux faire entendre sa voix, en écho aux attentes de ses populations qui réclament davantage de représentativité au sein de cette organisation de portée universelle, dont l’essentiel de ses actions de maintien de la paix concerne le continent.

SEM Joseph Kabila Kabange, 26 Septembre 2018, 73e Assemblée générale de l’ONU

Ni l’un, ni l’autre ne sont individuellement auteurs de cette prise de position. C’est une position commune des dirigeants africains, et pourtant…

Mieux suivez par vous-même les deux discours:

SEM Joseph Kabila Kabange, 73ème assemblée générale des Nations Unies

SEM Felix Tshilombo Tshisekedi, 74eme assemble générale des Nations Unies

Jusqu’ici tout va bien – S01E02 – Back to School

La démographie de la RDC représente, comme nombreux pays africain, une pyramide inversée.

Le défi de l’éducation vaut donc amplement la peine de s’y pencher. Aussi, le souverain primaire, lors du référendum de 2005, a adopté la Constitution de 2006 restaurant la gratuité de l’enseignement de base.

Aussi, dès 2010, le gouvernement de la RDC entama son processus de mise en application de cette disposition…

En 2016, la première table ronde sur la gratuité de base aura lieu à Lubumbashi, dans le but d’établir un état des lieux du procesus. Ses conclusions repousserons les ambitions du gouvernant sur la question.

Zorro est arrivé !

A la veille de la rentrée de l’année scolaire 2019-2020, le « gouvernement » annonce la gratuité complète de l’enseignement.

L’écho se fait bien entendre, particulièrement du côté des…. talibans!

« C’est une question de volonté »,

disent les uns.

« Les autres n’y ont jamais pensé »,

en renchérissent d’autres.

Je ne sais plus quoi penser !

Jusqu’ici tout va bien – S01E01 – Stupeur et tremblements

Au lendemain de l’élection au Sénat d’Alexis Thambwe Mwamba, certains sont entre colère et stupeur.

Le déboulonnage attendu semble se faire attendre.

Quel lien avec la chute du film? Ceci me rappelle une chute, que le protagoniste ne peut que constater.

Pourtant, on clame, nuit et jour ses succès, la détermination, la popularité et Bam!, le lendemain une autre bataille de perdue.

Guys, do what really matters!

Jusqu’ici tout va bien – Saison 1 – Prequel

« C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. 
Mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

  • Hubert Koundé, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz

Je m’en vais raconter l’histoire, non pas immédiate, mais plutôt instantanée de la RDC.

Accrochez-vous !

https://fr.wikiquote.org/wiki/La_Haine

Internet, quelle abomination !

Je suis un passionné des nouvelles technologies, Internet particulièrement. Et ce, depuis ma plus tendre enfance.

Néanmoins, de nos jours, je commence à voir cette technologie, plus particulièrement les réseaux sociaux, comme ces monstres présentés au cinéma il y a quelques décennies.

Des monstres, créés par l’homme, qui prennent le contrôle de la planète. La révolte des machines.

Particulièrement, dans le moment particulier que nous vivons dans notre pays, la République Démocratique du Congo.

Pays dans lequel la politique occupe tous les débats, toutes les conversations…

Et quelle politique! Tous les documents officiels, venant des plus hautes instances du pays, se retrouvent, quasi instantanément, partagé via les réseaux sociaux.

Quand dans les débats ou, de manière plus appropriée, les échanges volent au ras des pâquerettes!

Les réseaux sociaux tuent l’Internet!

C’est décidé, je retourne à mon réseau social à moi tout seul: le blog!

Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles.

Umberto Eco

« Fils de… »

Tiré de faits réels

Quand on parle de « fils de…. », en réalité on parle de deux catégories, très différentes, de personnes.

Si, en lisant ceci, tu considères une autre catégorie encore… il serait temps que tu sièges vers un autre site.

Les deux catégories sont, selon moi (et c’est mon blog): les « fils de… » vivants et les « fils de… » morts.

Désolé d’être aussi direct, encore plus désolé pour ceux qui ont perdus leurs proches. Mais, il y a un problème et l abcès doit être crevé à un moment ou à un autre.

Après une demi-heure, dans les boîtes de nuit des grandes villes congolaises, vous aurez entendu le nom de x % de la classe politique, ou économique congolaise. Sont-ils présents? Probablement pas!

Ce qui est plus probable, leurs progénitures dans les environs.

Des grands prêtres! Boss! Le Bill Gâtes congolais!

Quelques heures/jours plus tard, vous entendrez le nom d’autres, souvent accompagnés de sarcasmes sur leur décès.

Et oui! L’homme, ou la femme, plus ou moins jeune, aurait perdu la vie, c’est la première fois que son nom te parviens. Tu cherches même: « ces parents, c’est qui en fait? »

Saches que, tout ceux qui se réjouissent, et toi, qui les accompagnes, c’est vous les vrais sorciers!

Un autre jour, peut-être, j’en dirais plus sur cette affaire.

Sécurisation des élections en RDC

Mise au point

D’emblée, je voudrais apporter une précision sur l’objectif de cet article. Lorsque je parle de sécurisation, je ne fait référence qu’au processus de vote, de compilation  et de publication des résultats.

Je n’aborderais donc pas les questions « sécuritaires » dans le sens de la protection physique des électeurs ni du personnel et matériel impliqué dans le processus électoral.

Pour éviter la confusion, dans la suite de cet article, je parlerais donc de la « sécurisation du résultat des élections ».

La problématique

Au centre du débat sur le processus électoral de 2018 en RDC, en réalité celui de 2016 glissant, se trouve la question de l’usage de la machine à voter.

Le débat repose sur la suspicion d’un certain nombre d’acteurs, non négligeables ni en qualités et ni en nombre, que cette machine servira d’instrument pour une tricherie à grand échelle. Laquelle tricherie serait, évidemment, organisée par le pouvoir en place, avec la complicité de la CENI.

Cet article se veut une approche scientifique et non partisane sur la question.

Sécurisation des résultats des élections, quezaco?

Lorsqu’on parle de sécuriser des résultats d’élections (quel long titre, mais prudence oblige), la norme recommande les trois critères suivant:

  1. Garantir l’exercice du droit de vote de chaque citoyen.
    Aucun citoyen jouissant de ses pleins droits civiques, ne pourrait être écarté contre son gré du processus électoral.
  2. Garantir le secret du vote.
    La violation du secret du vote peut avoir différentes influences néfastes sur la crédibilité du résultat. D’une part, nous avons les électeurs qui votent contre le gré, de peur de représailles d’un camp pour lequel il n’aurait pas voté. Dans l’autre sens, il protège contre le risque de votes motivés par une rétribution financière.
  3. Garantir que le choix de chaque électeur, soit pris en compte dans le résultat, et pris tel que l’électeur a voulu exprimer.
    Ce dernier est le plus complexe! Autrement dit, éviter une mauvaise interprétation, un détournement, du choix que l’électeur voulait exprimer. Ou encore le bourrage d’urnes, qui ne correspond à aucun électeur.

Quid dans le processus en RDC?

La machine à voter a été introduite en RDC dans un contexte du cycle électoral de 2011, avorté pour raisons budgétaires.

Mais parcourons tout cela, du point de vue des trois points mentionnés ci-dessus:

Garantir l’exercice du droit de vote de chaque citoyen

Le cycle de 2016+, qui signifie 2016 avec le glissement qui nous mène en 2018, contrairement aux précédentes compte de nouveaux cycles. Nous aurons donc:

  • Les présidentielles, réalisées en 2011
  • Les législatives nationales, réalisées en 2011 également,
  • Les légistlatives provinciales, avortées en 2011,
  • Les locales (dont certains des aspects passent en suffrage indirect), nouveautés du cycle électoral de 2018.

L’avortement du processus de 2011, constitue une violation du point 1 du principe de sécurisation des élections énoncé plus tôt. Les électeurs, dans leur ensemble, ont été privés du droit de choisir leurs représentants provinciaux.

Okay, assez du passé, à présent voyons le futur.

Les critiques de la machine à voter mentionnent le temps requis, pour un non lettré informatique, de réaliser le vote via la machine  voter. Le sénateur Jean-Pierre Bemba a annoncé qu’il lui a fallu près de 6 minutes, pour faire son vote (j’imagine qu’il a fait son troll dans le process). Ceci signifie qu’il faudrait 60 heures pour 600 votants par bureau de vote. Ceci considère une machine à voter par bureau de vote.

Son argumentation tient donc dans le fait que le vote en une journée risque de priver les électeurs de ce premier principe. « Le droit de participer à l’élection » serait donc menacé par un élément de temps matériel.

Ceci constitue l’un des arguments qui me « parle » le plus, car représente un réel risque. Mais ce risque peut être circonscrit:

  • En préparant les électeurs en amont. Vœux pieux, mais sur le long terme, avec la multiplication des cycles électoraux, nos électeurs s’y habitueront. Je le conçoit aisément, cet argument ne plaide pas pour ce cycle ci.
  • En allongeant le nombre de jours de vote. Ce ne serait pas une première! en 2011 la durée de vote a été également prolongée.

Ma recommandation sur ce point à la CENI serait de le préparer et non d’improviser.

GARANTIR LE SECRET DU VOTE

Ce serait en apparence facile à gérer. Les machines à voter se trouvent dans des isoloirs, mais quid des « illétrés informatiques »? se feront-ils assister? et par qui?

Imaginons un instant que ce soit des agents de la CENI, considérés pour un certain camp comme des alliés du pouvoir en place. Alors il y aurait un danger clair sur les déviances liées au secret du vote.

A mon sens, le meilleur moyen de circonscrire ce risque est l’ergonomie et la facilité d’utilisation. Permettre à chaque personne sachant lire et écrire de voter sans assistance.

Personnellement, je n’ai pas testé la machine à voter et ne peut